• ACTUALITÉS INTERNATIONALES
  • LES ENJEUX DE LA DÉFENSE FRANÇAISE
  • INDUSTRIE ET ÉCONOMIE
  • GRANDS PROBLÈMES DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ 

Jacques Raimond

  • ACTUALITÉS INTERNATIONALES :
  1. 11/17 Actualité internationale Synthèse de l’actualité internationale de novembre 2017
  2. L’Europe de la défense et la coopération structurée permanente, un verre aux trois quarts vides ?
  3. Pyongyang dénonce des exercices conjoints Washington et Séoul
  • LES ENJEUX DE LA DÉFENSE FRANÇAISE :
  1. Le nouveau chef d’état-major des armées se confie au JDD
  2. Soldes : Au minimum, les surcoûts induits par les ratés de Louvois ont atteint 145 millions d’euros
  3. Dossier de presse – Ambition numérique – Ministère des armées
  • INDUSTRIE ET ÉCONOMIE :
  1. La conjoncture est bonne, il n’y a pas de meilleur moment pour réduire le déficit structurel
  2. La Grèce s’accorde avec ses créanciers sur des réformes pour débloquer l’aide financière
  3. Les Etats-Unis ont vendu pour près de 42 milliards d’armements en 2017
  • GRANDS PROBLÈMES DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ:
  1. Après le Brexit, quel avenir pour l’Irlande du Nord ?
  2. Selon un rapport, les services de soutien doivent être placés « au cœur de la prochaine Loi de programmation militaire »
  3. Le message de Barack Obama aux Français

 

 

ACTUALITÉS INTERNATIONALES

 

1 – 11/17 Actualité internationale Synthèse de l’actualité internationale de novembre 2017 (Diploweb, Axelle Degans)

Le sort des urnes

Au Kenya, Uhuru Kenyatta a été réélu en novembre 2017 avec plus des 98 % des suffrages exprimés, mais un taux de participation inférieur à 40% (contre près de 80 % cet été) car l’opposition a appelé à boycotter cette élection. Les dernières élections législatives en Allemagne fédérale n’ont pas donné de majorité confortable à un parti. La CDU-CSU d’Angela Merkel est arrivée en tête mais ne parvient pas à tisser une alliance courant novembre 2017 avec les Libéraux et les Écologistes – « coalition Jamaïque ». De son côté, le SPD reconnait avoir perdu les élections. L’Allemagne, avec des excédents de compte-courant, une croissance économique réelle et un taux de chômage qui en fait rêver plus d’un en Europe semble dans une impasse politique. Un terrible camouflet pour la chancelière qui était prête pour un nouveau mandat. Ses électeurs ne lui ont pas pardonné l’accueil de plus d’un million de réfugiés et l’inexplicable, et inexcusable, silence au lendemain des milliers d’agressions de femmes lors du réveillon de la nouvelle année. Ces difficultés d’A. Merkel pèsent sur les perspectives d’une relance de la construction européenne par une coopération entre Paris et Berlin, espérée voici quelques semaines. 

Les anniversaires

En Russie, Vladimir Poutine a fêté en novembre 2017 le centenaire de la révolution bolchévique. Un exercice assez délicat. V. I. Lénine est devenu davantage un repère historique qu’une figure tutélaire. L’actuel chef du Kremlin n’entend pas non plus célébrer une révolte populaire… D’autant que le poids économique de la Russie dans le monde en 1913 était supérieur, d’après Angus Maddisson, à celui de la Russie dans le monde d’aujourd’hui. L’Allemagne célèbre les 500 ans des 95 thèses de Luther qui sont à l’origine du protestantisme. La chancelière Angela Merkel fait, à cette occasion, le lien entre christianisme et goût du travail. Ce n’est pas sans rappeler la thèse défendue par Max Weber dans « L’Éthique du protestantisme et l’esprit du capitalisme » (1904-1905). 

Un nouveau scandale d’évasion fiscale

Les « Paradise papers », révélés par des journalistes indépendants, font écho au « Panama papers » d’il y a dix-huit mois. Ils dénoncent un vaste système d’optimisation fiscale, pour ne pas dire de dissimulation fiscale. Ce scandale éclabousse des proches du président américain, du premier ministre canadien, de grandes fortunes, de grandes entreprises, des sportifs de renommée internationale. Au cœur du scandale – comme de la mondialisation financière – on retrouve les paradis fiscaux. Les personnes les plus fortunées et les firmes multinationales cherchent à ne pas payer d’impôt, laissant aux classes moyennes le soin de le faire. En outre, les divergences d’intérêts sont grandissantes entre les plus riches et les plus pauvres dans un monde où les inégalités progressent.

Les tergiversations européennes

Le scandale des « Paradise papers » relance une énième fois le débat sur la « liste noire » des paradis fiscaux. Il est bien difficile de trouver un accord entre tous les membres de l’Union concernant ceux qui doivent apparaitre sur cette liste – le consensus est de ne trouver aucun pays européen inscrit sur une « liste noire » – ou même s’il faut les sanctionner – le Luxembourg est contre toute autre sanction que celle de figurer sur la dite liste noire – et sur les éventuelles mesures à prendre … Luxembourg étant lui-même un territoire de dissimulation fiscale, comme l’Irlande et quelques autres pays de l’UE.  De même les tergiversations concernant l’utilisation du glyphosate (herbicide toxique) dans l’agriculture ne font que souligner les puissantes fractures au sein de l’Union européenne. Elles renvoient à une certaine forme d’impuissance des Etats face au lobbying d’une multinationale. 

Les attentats…

En novembre 2017, aux Etats-Unis, un attentat à Manhattan (N-Y) a provoqué la mort de huit personnes. Au Nigéria, un nouvel attentat attribué à Boko Haram, fait une cinquantaine de victimes.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.diploweb.com/11-17-Actualite-internationale.html

 

2 –  L’Europe de la défense et la coopération structurée permanente, un verre aux trois quarts vides ? (IRIS, Jean-Pierre Maulny)

Tout le monde s’est félicité, il y a quelques jours, de l’avènement de la Coopération structurée permanente (CSP), outil prévu dans le traité de Lisbonne mais jamais appliqué, destinée à progresser vers la mise en place d’une politique de défense commune européenne. L’heure n’était pas, au moment de la notification de la CSP, de jouer les pisse-froid. La CSP est une avancée, on ne peut le nier, mais une fois l’encre de l’accord séchée, il faut bien faire une analyse un peu précise de son contenu et conclure que le compte n’y est pas ou, si on veut être optimiste, qu’il risque de ne pas y être. Pour comprendre ce qui s’est passé, il faut revenir à la fois aux fondements de la CSP, il y a 15 ans, qui ont façonné son libellé dans le traité de Lisbonne et à la situation politique qui a prévalu lors de la négociation qui s’est déroulée lors de l’année écoulée : les deux « making off » ne sont pas les mêmes ce qui explique le décalage entre le projet initial et la réalité d’aujourd’hui. L’idée de la CSP est née lors de la convention européenne qui s’est réunie en 2002 et 2003 afin d’établir le Traité constitutionnel. A cette époque, l’Union européenne fait le bilan des conflits balkaniques : elle a été en échec politiquement et militairement. On a certes mis sur pied entre 1998 et 2000 les institutions de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD), grâce d’ailleurs à la prise de conscience des Britanniques de cette nécessité, mais on est aussi conscient que le bilan reste insuffisant. Il faut pouvoir faire plus, ce qui suppose que l’on sorte de la règle de l’unanimité et qu’un petit groupe pionnier se constitue sans que les autres membres de l’Union puissent bloquer ceux qui veulent avancer. La Coopération structurée permanente vise donc la capacité à remplir « les missions les plus exigeantes » par les pays qui « remplissent des critères plus élevés de capacités militaires ». La Coopération structurée permanente a donc été élaborée pour les pays qui sont dotés des outils militaires les plus développés. Ce sont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni qui sont visés, les pays qui sont à cette époque à l’origine du concept de battlegroup qui doit permettre de remplir ces missions les plus exigeantes, concept qui est d’ailleurs repris dans le protocole 10 relatif à la CSP annexé au traité de Lisbonne. La CSP est donc exclusive par nature, non pas pour exclure certains pays de cette initiative, mais simplement pour des questions d’efficacité : efficacité dans le déploiement des forces en cas d’opérations militaires, efficacité dans le développement des capacités militaires les plus élevées. Enfin, la CSP, dans son texte originel, fixe une autre règle : la coopération dans les opérations comme dans le développement des capacités. Et de la robustesse des engagements des Etats qu’elle présuppose découle également la possibilité d’avoir une plus grande intégration des politiques de défense des pays européens. Or, la Coopération structurée permanente n’a pas vu le jour depuis que cette éventualité a été officiellement prévue dans le Traité de Lisbonne qui est entré en vigueur en 2009. La France a fait une tentative de mise en application lorsqu’elle a présidé l’Union européenne au second semestre 2008, mais elle n’a pas abouti, personne ne semblant au sein de l’Union européenne prêt à s’engager pour définir la CSP sur des critères très contraignants. C’est le Brexit qui va relancer le projet de Coopération structurée permanente. La question qui se pose aux membres de l’Union, notamment à la France et à l’Allemagne, est alors de savoir comment resouder l’Union européenne affaiblie par le retrait britannique. A l’été 2016, la crainte est de voir l’Union européenne voler en éclat, l’exemple britannique étant susceptible de décomplexer d’autres Etats tentés de reprendre leur liberté. La défense va alors être choisie comme thème pour relancer la dynamique européenne en ayant pour cible tout aussi bien les gouvernements que les citoyens. Il y alors un besoin de sécurité accrue au sein de l’Union européenne que l’on ne peut nier. Au Nord et à l’Est de l’Europe, l’attitude de la Russie inquiète après l’annexion de la Crimée en 2014. La menace terroriste ne se limite plus à la France. La crise migratoire, même si elle n’implique pas de réponse en matière de défense, fait peser une contrainte forte sur les pays de l’Union. C’est dans ce contexte que les initiatives en matière d’Europe de la défense sont lancées avec, à la manœuvre, le couple franco-allemand tout comme les institutions européennes, Commission européenne et Haute représentante pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité. La transaction passée entre la France et l’Allemagne est la suivante : la France soutiendra le projet de Coopération structurée permanente poussé par l’Allemagne, alors que l’Allemagne soutiendra la France qui considère que le projet de Fonds européen de défense proposé par la Commission européenne est plus porteur d’avenir car se traduisant concrètement par un financement européen des projets de recherche de défense et de développements capacitaires.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
http://www.iris-france.org/103764-leurope-de-la-defense-et-la-cooperation-structuree-permanente-un-verre-aux-trois-quarts-vides/

 

3 – Pyongyang dénonce des exercices conjoints Washington et Séoul (L’Orient le Jour, AFP)

La Corée du Nord est montée au créneau dimanche contre les Etats-Unis et la Corée du Sud, accusés d’être des « va-t-en-guerre » à la veille de leur plus important exercice aérien conjoint à ce jour. L’exercice Vigilant Ace, qui rassemble environ 230 avions, dont des chasseurs furtifs F-22 Raptor, commence lundi et dure cinq jours. Il survient peu de temps après le tir par Pyongyang d’un missile balistique intercontinental susceptible de pouvoir toucher le territoire continental des Etats-Unis. Le journal Rodong du parti unique au pouvoir a dénoncé l’exercice militaire. « C’est une provocation ouverte, tous azimuts, contre la Corée du Nord qui pourrait déboucher sur une guerre nucléaire à tout moment », dit le journal dans un éditorial. « Les va-t-en-guerre américain et leur marionnette sud-coréenne feraient bien de se rappeler que leur exercice militaire qui vise la Corée du Nord sera aussi stupide qu’un acte précipitant leur autodestruction ». Samedi, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a accusé l’administration de Donald Trump de « vouloir la guerre nucléaire à tout prix » avec cet exercice aérien. H.R. McMaster, conseiller à la sécurité nationale de M. Trump, vient pour sa part d’estimer que la possibilité d’une guerre avec le Nord se renforçait. « Je crois que cela augmente chaque jour, ce qui signifie (…) qu’on est dans une course pour régler le problème », a-t-il dit lors d’un forum. « Il y a des manières de faire face à ce problème en dehors d’un conflit armé, mais c’est une course car il se rapproche de plus en plus (de son but), il ne reste plus beaucoup de temps ».

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.lorientlejour.com/article/1087335/pyongyang-denonce-des-exercices-conjoints-washington-et-seoul.html

 

LES ENJEUX DE LA DÉFENSE FRANÇAISE 

 

1 – Le nouveau chef d’état-major des armées se confie au JDD (Le journal du dimanche, interview)

Quatre mois après la démission fracassante du général Pierre de Villiers, son successeur à la tête de l’état-major des armées, le général François Lecointre, a accordé sa première interview au JDD.

François Lecointre avait promis cet entretien mais il voulait d’abord prendre ses marques. Lui qui regrette de ne pas avoir eu beaucoup de temps pour réfléchir à la mission et à ses charges « d’une telle gravité ». Après conseillé trois premiers ministres successifs, cet officier d’infanterie de marine s’est engouffré dans la brèche à l’appel du chef de l’Etat. Sous le portrait de l’un de ses héros, le maréchal Foch, le général Lecointre revient sur les conditions de sa prise de fonctions et sur le débat budgétaire qui l’a provoquée. Il revient sur les péripéties de sa nomination après la démission fracassante du général Pierre de Villiers.

Cela fait quatre mois que vous avez succédé au général de Villiers, j’imagine que la période d’adaptation a été courte…

J’avais déjà un rythme soutenu dans mes précédentes fonctions mais il s’agit en effet d’une accélération considérable, s’agissant d’un poste exigeant caractérisé par la charge des responsabilités. Chaque rendez-vous nécessite de se préparer totalement, d’acquérir un surcroît de compétences. Je pense que ces fonctions d’une telle importance et d’une telle gravité nécessitent dans un monde idéal de s’extraire du mouvement quotidien pour prendre le temps d’une réflexion de fond.

Comment qualifieriez-vous la passation de pouvoir avec le général de Villiers au terme de ce qu’il faut bien appeler une crise?

La manière dont il m’a passé le témoin et la façon dont le président de la République a voulu établir une relation de confiance avec moi ont grandement facilité les choses. Il le fallait car nous étions également dans une phase d’accélération avec les travaux de la revue stratégique et la préparation de la première loi de programmation militaire (LPM) dès la première année du quinquennat. Il s’agissait de ne pas perdre de temps dans cette volonté de marquer des inflexions dans le domaine de la défense, avec des décisions fortes, sans attendre le délai habituel d’un an et demi à deux ans pour lancer une nouvelle LPM. Il s’agissait d’aller vite pour que la LPM soit votée dès 2018 et appliquée dès 2019. Ce que nous nous appliquons à faire sous la direction de la ministre Florence Parly, avec laquelle j’entretiens des relations empreintes de confiance et une grande communauté de vue.

Sur la crise entre l’armée et l’exécutif

Diriez-vous finalement, avec le recul, que l’armée a vécu une crise de confiance avec le pouvoir exécutif et la classe politique et, si oui, comment l’apaiser?

Je ne crois pas à la crise de confiance. Les militaires n’ont jamais remis en cause la légitimité du politique à décider. Il n’en reste pas moins que le soldat est aussi un citoyen qui vote. Sauf qu’il n’est pas corporatiste, il ne vote pas en fonction de ses revendications propres. Il est responsable, il sait qu’il peut porter la mort et risquer de la recevoir. Il est aussi un citoyen, il n’est pas que militaire.

Autrement dit, vous trouvez qu’on a beaucoup exagéré cette crise?

Il y a deux sortes de publics au sein de la communauté militaire. Le premier est composé de militaires d’active qui prennent acte de cette démission et de la décision du chef de l’Etat d’augmenter le budget des armées en 2018. Et puis, il y a les anciens, qui aiment ce milieu de la défense, le suivent de près et le commentent pour certains. Ceux-là finissent par perdre pied dans un environnement qui change très vite. Le débat ne me dérange pas mais la polémique, trop violente et trop systématique, peut semer le doute chez les militaires d’active. Le poids des responsabilités fait que vous mesurez aussi vos paroles et que vous êtes attentifs à la lecture qu’en aura un soldat. L’absence de responsabilité libère la parole.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
http://www.lejdd.fr/politique/le-nouveau-chef-detat-major-des-armees-se-confie-au-jdd-3502961

 

2 –  Soldes : Au minimum, les surcoûts induits par les ratés de Louvois ont atteint 145 millions d’euros (zone militaire, Laurent Lagneau)

Peu après avoir été mis en service pour le paiement des soldes des militaires de l’armée de Terre et de la Marine nationale, le Logiciel unique à vocation interarmées de la solde (Louvois) fit rapidement parler de lui par ses multiples dysfonctionnements de deux types. Ainsi, soit le militaire ne touchait que partiellement sa solde (quand elle lui était effectivement versée), ce qui le plongeait dans de lourdes difficultés financières, soit il percevait une somme plus élevée que prévue, ce qui le mettait en porte-à-faux avec l’administration fiscale et les organismes sociaux, avec à la clé des impôts plus lourds et des prestations sociales retirées. Alors que un nouveau logiciel – Source Solde – est en cours de développement sous l’égide de la Direction générale de l’armement (DGA), le secrétaire général pour l’administration, Jean-Paul Bodin, avait estimé, lors de son passage devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, en octobre, que la crise de Louvois était désormais « sous contrôle ». « Aujourd’hui, 97% des soldes calculées (sur 180.000) et versées chaque mois l’ont été en utilisant Louvois, sans avoir à effectuer des corrections », avait indiqué le SGA avant de préciser que « les difficultés potentiellement dommageables ne concernaient plus que « seulement 0,2% des soldes. » Reste que ces dysfonctionnements de Louvois ont généré des surcoûts, ne serait-ce que pour renforcer les équipes du Commissariat des armées et des Centres d’expertise des ressources humaines et de la solde (CERHS) de Nancy pour l’armée de Terre et de Toulon pour la Marine nationale. Il est assez compliqué d’avoir une idée précise du niveau de la perte financière subie par le ministère des Armées à cause de ce logiciel… Toutefois, les sénateurs Joël Guerriau et Gilbert Roger, rapporteurs pour avis pour le « Soutien de la politique de la défense », ont avancé quelques chiffres. « Le montant total des surcoûts induits par les dysfonctionnements du logiciel est d’environ 145 M€ depuis 2013. Ce surcoût est lié à des renforts en personnel et à de l’assistance à maîtrise d’ouvrage dans divers organismes, afin de fiabiliser le paiement de la solde », indiquent-ils dans leur rapport. Et de préciser que cela n’inclut « ni le montant des indus non recouvrés, ni le coût du programme Source Solde. »

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
http://www.opex360.com/2017/12/02/soldes-au-minimum-les-surcouts-induits-par-les-rates-de-louvois-ont-atteint-145-millions-deuros/

 

3 – Dossier de presse – Ambition numérique – Ministère des armées (Introduction de Florence Parly)

J’ai fixé trois priorités à la Loi de programmation militaire : restaurer la soutenabilité de nos engagements, investir résolument dans l’avenir pour que notre outil de défense puisse faire face aux menaces de demain, et enfin permettre aux femmes et aux hommes de la défense de vivre l’exercice de leur métier dans les meilleures conditions.  L’atteinte de ces objectifs passera par un profond mouvement de transformation du ministère. Une transformation au service de tous, une transformation pour faciliter le quotidien, ici ou sur le terrain, en allégeant les processus administratifs, en accélérant les grands projets d’équipements, en favorisant partout l’innovation et la créativité.  La révolution numérique sera un vecteur fort de cette transformation. Je veux la mettre au service du ministère : l’internet des objets, l’intelligence artificielle, ou le Big Data sont autant de chantiers ouverts sur lesquels nous devons appuyer le succès de nos armes, l’efficacité et l’excellence dans la conduite de toutes les missions du ministère. Il ne faut pas voir le numérique comme une passion aussi béate que fugace : les nouvelles technologies ont révolutionné notre quotidien, elles s’imposent désormais durablement sur nos théâtres d’opération, dans nos rangs comme dans ceux de nos adversaires. Nous devons embrasser ce changement de paradigme, être à sa pointe sous peine de le subir.  La révolution numérique du ministère des Armées, c’est l’affaire de tous. Elle part de nos métiers, de nos usages, de notre quotidien. C’est une démarche concrète, une opportunité pour repenser nos métiers et faciliter l’accomplissement de nos missions. C’est un changement culturel profond que nous devons opérer, avec la constante préoccupation de garantir la résilience de nos systèmes numériques et leur cybersécurité.  Notre ministère a su ces dernières décennies se réformer, se restructurer. Il faut poursuivre sur la voie tracée et de nous engager ensemble sur la base de l’ambition numérique du ministère telle que nous l’avons définie.  La modernisation du ministère telle que je la souhaite doit répondre à nos attentes et permettre une administration plus réactive, plus simple et plus proche de ses forces. Elle doit permettre de réfléchir et d’innover sans tabou, de créer sans peur de l’échec, de rêver même à ce que nous voulons de mieux pour le ministère et la défense de nos concitoyens.

Retrouvez l’intégralité du dossier de presse avec ce lien :
file:///C:/Users/Utilisateur/Downloads/Dossier%20presse%20Ambition%20num%C3%A9rique%20(1).pdf

 

INDUSTRIE ET ÉCONOMIE 

 

1 – La conjoncture est bonne, il n’y a pas de meilleur moment pour réduire le déficit structurel (Le Nouvel Economiste, François Ecaille)

Ne refaisons pas l’erreur d’autour de l’an 2000

Autour de l’an 2000, la croissance a été forte dans l’Union européenne, les recettes fiscales ont été dynamiques et les déficits publics ont mécaniquement diminué, passant ainsi au-dessous du plafond de 3,0 % du PIB fixé par le traité de Maastricht. Plusieurs pays, dont la France et l’Allemagne, en ont profité pour baisser les impôts et accroître les dépenses publiques, tout en continuant à réduire leur déficit dans un premier temps. Mais la croissance a ensuite ralenti et les déficits sont repartis à la hausse, repassant au-dessus de 3 % du PIB. Pour ne pas refaire cette grave erreur de politique économique, les règles budgétaires européennes ont été modifiées. Si le traité de Maastricht impose toujours de viser un déficit public inférieur à 3 % du PIB, les États membres de l’Union européenne doivent aussi ramener leurs comptes publics à l’équilibre sans que cela résulte de la croissance de l’activité économique. En termes techniques, ils doivent viser un “déficit structurel” nul et, si leur déficit structurel n’est pas nul, ils doivent le réduire chaque année de 0,5 point de PIB “à titre de référence”. “Les États membres de l’Union européenne doivent aussi ramener leurs comptes publics à l’équilibre sans que cela résulte de la croissance de l’activité économique. En termes techniques, ils doivent viser un “déficit structurel” nul” Le solde structurel n’est pas une donnée comptable ou statistique, mais résulte d’un calcul économique intrinsèquement fragile. Il n’en reste pas moins un indicateur essentiel pour apprécier et guider la politique budgétaire. S’agissant de la France, le gouvernement estime lui-même le déficit structurel à 2,5 % du PIB en 2016, et reconnaît qu’il diminuera très peu dans les prochaines années, bien moins que la référence de 0,5 point par an inscrite dans les textes européens, puisqu’il sera encore de 1,6 % du PIB en 2020. En effet, les économies prévues sur les dépenses publiques sont à peine supérieures au montant des mesures de baisse des prélèvements obligatoires.

La Commission a raison d’insister

Le gouvernement prévoit un déficit public au-dessous mais proche de 3,0 % du PIB sur les trois années 2017 à 2019, mais la Commission européenne et nos voisins d’Europe du Nord ne s’en inquiètent pas trop. La croissance paraît suffisamment forte et solide pour assurer un déficit public au-dessous de ce plafond à cet horizon. Dans son avis sur la politique budgétaire française publié le 22 novembre dernier, la Commission insiste surtout sur l’insuffisante réduction du déficit structurel, et elle a parfaitement raison.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.lenouveleconomiste.fr/conjoncture-bonne-ny-a-de-meilleur-moment-reduire-deficit-structurel-61869/

 

2 – La Grèce s’accorde avec ses créanciers sur des réformes pour débloquer l’aide financière (La Tribune)

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras. (Crédits : Reuters)Ce lundi, les ministres des Finances de la zone euro se réunissent pour approuver ou non l’accord trouvé samedi entre Athènes et ses créanciers (l’Union européenne et le FMI), avec à la clé le déblocage d’une nouvelle tranche de 5 milliards d’euros du troisième plan d’aide à la Grèce. La Grèce et ses créanciers de la zone euro sont parvenus samedi à un accord préliminaire sur les réformes qu’Athènes doit mettre en oeuvre dans le cadre de son programme d’aide international, une étape qui pourrait permettre au pays de sortir de ce plan d’aide en août.

Des mesures politiquement sensibles

L’accord porte sur une série de mesures politiquement sensibles, couvrant notamment des questions budgétaires, des réformes du marché du travail et de celui de l’énergie, les mauvaises créances et les privatisations. « Nous avons conclu l’accord au niveau des négociateurs », a précisé à des journalistes le ministre des Finances grec Euclid Tsakalotos. « Les institutions européennes ont atteint un accord au niveau des négociateurs avec les autorités grecques concernant les mesures liées au programme de stabilité européen », a dit de son côté l’Union européenne dans un communiqué. Cet accord entre la Grèce et des représentants aussi bien de l’Union européenne que du Fonds monétaire international (FMI) doit désormais être approuvé par les ministres des Finances de la zone euro, qui doivent se réunir lundi.

Une aide cumulée de 270 milliards d’euros

En cas d’approbation, cinq milliards d’euros pourraient être débloqués dans le cadre d’un plan d’aide de 86 milliards, le troisième accordé à la Grèce depuis 2010. Après sept années d’austérité imposées par ces plans d’aide, qui auront totalisé quelque 270 milliards d’euros, la Grèce espère qu’il n’aura pas besoin d’un quatrième plan après l’expiration du troisième en août 2018

 

3 – Les Etats-Unis ont vendu pour près de 42 milliards d’armements en 2017 (OPEX 360, Laurent Lagneau)

L’industrie américaine de l’armement n’est sans doute pas près d’être détrônée pour ce qui concerne les exportations de matériels militaires. En effet, pour l’exercice 2017, elle a vendu pour 41,93 milliards de dollars d’armes et d’équipements à des pays « partenaires et alliés », ce qui représente une hausse d’environ 20% par rapport à l’année précédente. Dans le détail, 32,02 milliards proviennent des ventes réalisées dans le cadre des Foreign military sales (FMS). Et 6,04 milliards ont été engrangés au titre de l’aide militaire américaine à certains pays accordée par le département d’État. Enfin, 3,87 milliards sont issus de programmes d’aides financés par le Pentagone. Le Moyen-Orient est la première destination d’armes de facture américaine, avec 22 milliards de dollars. La région Asie-Pacifique (ou Indo-Pacifique) arrive en seconde position (7,96 milliards), quasiment à égalité avec l’Europe (7,3 milliards). Le continent américain et l’Afrique ferment la marche, avec respectivement 641,6 millions et 248,6 millions de ventes. « Cette tendance positive des ventes n’est pas surprenante car les Etats-Unis sont le fournisseur mondial de choix pour la coopération en matière de sécurité », s’est félicité le général Charles Hooper, le directeur de la Defense Security Cooperation Agency (DSCA). « Nous fournissons à nos partenaires les systèmes de défense les plus efficaces et nous assurons également une approche globale qui inclut la formation, la maintenance et le soutien », a-t-il fait valoir. Les années se suivent mais ne ressemblent pas toujours en matière de vente d’armes. En 2016, les États-Unis avaient vendu pour l’équivalent de 33,6 milliards d’armement, contre 47 milliards l’année précédente (et 34,2 milliards en 2014). Cela étant, la tendance pour 2018 sera identique à celle observée cette année étant donné que, lors de ces derniers mois, la DSCA a recommandé au Congrès d’accepter des ventes d’armes à des pays tiers d’un montant total de 75,9 milliards de dollars. Un record, a relevé Defense News. Plusieurs commandes potentielles ont concerné des capacités particulièrement coûteuses, comme les systèmes de défense aérienne Patriot PAC-3 (choisis par plusieurs pays européens, dont dernièrement la Roumanie et la Suède) et THAAD (Arabie Saoudite), les lance-roquettes multiples HIMARS (Pologne, Roumanie), des hélicoptères ou encore des avions de combat (F-16V à Bahreïn).

 

GRANDS PROBLÈMES DE DÉFENSE 
ET DE SÉCURITÉ

 

1 – Après le Brexit, quel avenir pour l’Irlande du Nord ? (Diploweb, Ana Pouvreau)

Ana Pouvreau présente les implications du Brexit pour l’Irlande du Nord, puis les scénarios envisageables. Un document utile pour s’y retrouver dans une situation pour le moins confuse.

LES électeurs d’Irlande du Nord se sont prononcés à 56% en faveur du maintien dans l’UE le 23 juin 2016, lors du referendum sur l’appartenance du Royaume-Uni (United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland) à l’Union européenne (UE). Cependant, le résultat à l’échelle nationale a été largement en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’UE, un processus complexe qui n’est pas achevé à ce jour. Il conduit cependant à s’interroger sur l’avenir de l’Irlande du Nord. Près de vingt ans se sont écoulés depuis la signature de l’Accord du Vendredi Saint (Good Friday Agreement), le 10 avril 1998. Ce traité a mis fin à plus de trois décennies d’un conflit sanglant entre protestants (41,6 % de la population selon le recensement de 2011) et catholiques (40,8 %), une période pudiquement désignée par l’appellation de « Troubles » (3700 morts et près de 50 000 blessés). Dans le cadre de « la dévolution du pouvoir », à savoir le statut accordant des pouvoirs du Parlement britannique aux parlements et aux branches exécutives des nations constitutives du Royaume-Uni, processus lancé par l’ancien Premier ministre travailliste Tony Blair, à la fin des années 1990, une Assemblée nord-irlandaise unicamérale « dévolue » a été créée à Belfast, dans la foulée de l’Accord de paix de 1998. Son ambition était de réunir les différentes communautés pour gouverner. Suspendue à plusieurs reprises, notamment entre octobre 2002 et mai 2007, en raison de la rupture du processus de paix, la dévolution a été finalement restaurée en Irlande du Nord. 90 députés (Members of the Legislative Assembly, MLAs) y siègent. Les unionistes protestants du Democratic Union Party (DUP) défendent l’appartenance de l’Irlande du Nord au Royaume-Uni. Les républicains catholiques du Sinn Féin en faveur de l’unité de l’Irlande, y disposent du plus grand nombre de députés. En raison de désaccords persistants à la suite des élections de mars 2017, l’exécutif nord-irlandais (Northern Ireland Executive) « dévolu » est à ce jour vacant car il n’a pu être désigné par l’Assemblée. Au plan économique, année après année, le pays, qui se trouve être la plus petite des 4 nations constitutives du Royaume-Uni (14 000 km2, 3% de la population), est le récipiendaire de subventions considérables de la part du gouvernement britannique avec 9,2 milliards de livres sterling en 2013-2014. Cet apport substantiel a notamment permis de maintenir à flot les services publics et l’aide sociale dans cette région post-industrielle où le taux de chômage des jeunes varie entre 20 et 25% [1]. Depuis 1989, l’Irlande du Nord bénéficie également d’une aide financière conséquente de la part de l’UE. A titre d’exemple, entre 1995 et 2016, 1,3 milliard d’euros lui ont été attribués dans le cadre du programme européen PEACE de soutien à la paix entre les communautés. Un programme de 270 millions de livres sterling supplémentaires est actuellement en cours [2]]. Elle dépend aussi très largement des fonds de la Politique Agricole Commune (PAC). A l’horizon 2020, l’UE devait accorder aux fermiers nord-irlandais près de 2,5 milliards d’euros.  Dans ce contexte particulier, la perspective du Brexit, qui pourrait devenir réalité à compter de mars 2019, a fait surgir de nombreuses interrogations quant à l’avenir de l’Irlande du nord et à l’organisation de ses relations avec Londres et l’UE. Dans un document de synthèse publié le 16 août 2017 [3]], le gouvernement britannique a souligné les spécificités que présente le cas de l’Irlande du Nord et il a tenté de dégager des pistes de réflexion pour l’avenir du pays. Considérons les implications du Brexit pour l’Irlande du Nord, puis les scénarios envisageables.

Les implications du Brexit pour l’Irlande du Nord ou le temps des peurs

« Hard » ou « Soft » Brexit ?

Face à la crise des migrants (2015-2016) qui, comme l’avait pressenti le président du Conseil européen, Donald Tusk, a constitué un facteur déclencheur majeur du Brexit [4], la Première ministre britannique Theresa May poursuit le double objectif de reprendre le contrôle des frontières nationales, tout en conservant pour le Royaume-Uni un accès maximum au marché unique de l’UE en ce qui concerne les marchandises. Les autres Etats membres de l’UE considèrent, pour leur part, de manière unanime, que ces deux exigences sont incompatibles [5]. Le débat sur les modalités du Brexit fait donc rage avec des implications majeures pour l’Irlande du Nord comme pour la République d’Irlande. 

 Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.diploweb.com/Apres-le-Brexit-quel-avenir-pour-l-Irlande-du-Nord.html

 

2 – Selon un rapport, les services de soutien doivent être placés « au cœur de la prochaine Loi de programmation militaire » (OPEX 360, Laurent Lagneau)

Service de santé des armées (SSA), Direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information de la défense (DIRISI), Service des essences des armées (SEA), Service du commissariat des armées, etc… L’action de ces organismes interarmées (pardon de ne pas pouvoir tous les citer) n’est pas souvent sous le feu des projecteurs. Et pourtant, sans elle, il n’y aurait pas d’opérations militaires possibles. Au cours de ces dix dernières années, ces directions et services ont payé un lourd tribut aux réformes et autres réorganisations du ministère des Armées. Ce qui s’est traduit par des milliers de suppressions de postes alors que le rythme opérationnel des forces s’est accentué. Ainsi, par exemple, le SSA a perdu 8% de ses effectifs depuis l’entrée en vigueur de la Loi de programmation militaite (LPM) 2014-2019. Résultat : il lui manque désormais une centaine de médecins. Et cela « conduit à concentrer sur les mêmes personnels la charge de projection du service : ainsi les personnels projetés effectuent 200% du contrat opérationnel », lit-on dans le rapport pour avis sur la « préparation et l’emploi des forces » (programme 178), rédigé par les sénateurs Jean-Marie Bockel et Christine Prunaud dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2018 [.pdf]. Et outre sa sur-sollicitation pour les opérations extérieures, le SSA a vu sa charge de travail augmenter avec la remontée en puissance de la Force opérationnelle terrestre (FOT), dont les effectifs sont passés de 66.000 à 77.000 soldats. « Alors que les déficits de personnels sont déjà criants dans certaines spécialités telles que les chirurgiens orthopédistes, les dentistes, les infirmiers en soins spécialisés de bloc opératoire diplômés d’État et les masseurs kinésithérapeutes, la surprojection des mêmes personnels finit par les pousser à quitter le service. Leur fidélisation est un défi difficile à relever dans de telles conditions, et alors que la concurrence de la fonction publique hospitalière sur certaines spécialités est réelle », expliquent les deux sénateurs. Aussi, ces derniers plaident pour la suspension de la suppression de 330 postes supplémentaires au sein du SSA d’ici la fin de l’actuelle LPM. « Dans le cas contraire, il n’est pas impossible d’imaginer que la projection de personnels médicaux ne soit plus possible, que la France perde ainsi sa capacité à se projeter et à entrer en premier. L’arrêt de la déflation des personnels doit impérativement être décidé pour le SSA qui est au bord de la rupture », préviennent M. Bockel et Mme Prunaud. Dans leur rapport, les deux sénateurs ont aussi évoqué le cas du Service du commissariat des armées, qui, en dix ans, a perdu 8.500 postes. « Comme pour le SSA, les ‘effectifs soutenants’ ont diminué plus vite que les effectifs soutenus. La remontée en puissance de la Force opérationnelle terrestre a d’ailleurs marqué un tournant, les effectifs soutenus augmentant de nouveau alors que les effectifs soutenants continuaient de diminuer », relèvent les deux rapporteurs pour avis.Et cela a eu pour conséquence une baisse de « qualité du soutien apporté aux bases de défense », d’autant plus que la déflation des postes a été accompagnée par une diminution des moyens. « Ce sont 400 millions d’euros qui seraient nécessaires pour mettre normes les restaurants dont le SCA a désormais la responsabilité. L’état de 70 d’entre eux est particulièrement préoccupant. De même le taux de vétusté du matériel de campagne de restauration est extrêmement élevé, 70 % de ce matériel devraient être réformés est maintenu en service », avancent les deux sénateurs. Aussi, selon eux, il est « impératif de suspendre les déflations d’effectifs afin de faire face au besoin des fonctions de soutien, au besoin de qualification et de professionnalisation des personnels du SCA et aux besoins suscités par la mise en place de 12 des 26 priorités que comprend le plan famille présenté par la ministre de la Défense [sic]. » Initialement, il était prévu de supprimer, en 2018 et en 2019, 700 postes au sein du SCA. « Cet objectif a été réduit à 100 postes en 2018 », rappellent les rapporteurs, qui recommandent « une suspension de la déflation en 2019. »

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
http://www.opex360.com/2017/12/03/selon-un-rapport-les-services-de-soutien-doivent-etre-places-au-coeur-de-la-prochaine-loi-de-programmation-militaire/

 

3 – Le message de Barack Obama aux Français (La Croix, Alain Guillemoles)

De passage à Paris, l’ex-président américain a multiplié les rencontres et fait une conférence devant un réseau d’affaires, le club des « Napoléons ». Il a plaidé pour un ordre international plus juste, puis est revenu sur ses huit années au pouvoir et ses espoirs pour l’avenir.  Durant quelques heures en France, ce samedi 2 décembre, Barack Obama aura pu avoir l’impression qu’il est toujours président des États-Unis. Il a en effet été accueilli à l’Élysée par Emmanuel Macron, fêté comme un ami que l’on est content de revoir par la maire de Paris Anne Hidalgo, puis chaleureusement applaudi lors de la conférence qu’il a donnée à l’auditorium de la Maison de la Radio. Il y était à l’invitation du club « Les Napoléons », un réseau qui rassemble des professionnels de la communication et du monde des affaires. Devant quelques centaines d’invités, le 44e président des États-Unis s’est livré à un plaidoyer en faveur d’un ordre international construit autour des idées de liberté, de justice, de tolérance et de dignité de l’homme. Il a mis en garde ceux qui lui ont succédé contre la tentation de diviser et jouer sur les peurs. Cela sans jamais nommer Donald Trump. Mais ses propos sont cependant apparus comme une claire façon de se démarquer du nouveau président américain.

Le contre-pied de Trump

Il l’a fait d’abord sur le climat en déplorant « l’absence temporaire de leadership »des États-Unis sur ce sujet. Ensuite, en appelant à user de « tous les moyens de la diplomatie » pour traiter des crises internationales en cours et à « ne pas fonctionner de manière insulaire ». Enfin, en mettant en garde contre le rôle des réseaux sociaux. « La technologie change la façon dont nous consommons de l’information. Mais de ce fait, il est aussi plus facile d’entendre ceux qui pensent uniquement comme nous », a déploré l’ex-président américain. « Trop souvent, les réseaux sociaux nous aident à ne plus nous confronter à des opinions basées sur des faits, mais servent à nous renforcer dans nos certitudes ». Là aussi, difficile de ne pas y voir une condamnation de la façon dont son successeur utilise Twitter pour s’adresser à ses partisans.

L’Europe s’occupe « trop de microgestion »

Puis lors d’un dialogue plus libre avec le président du groupe Orange, Stéphane Richard, l’ex-président américain est revenu sur son passage à la Maison-Blanche et les leçons qu’il en tire. « En huit ans au pouvoir, j’ai connu des frustrations. Mais en dépit de cela, j’ai vu de réels progrès ». Et il a cité l’Obamacare car « pour les 20 millions de personnes qui bénéficient de ce système de santé, la situation est bien meilleure aujourd’hui », a-t-il dit. La conversation a roulé sur l’Europe, à propos de laquelle l’ex-président a regretté qu’elle s’occupe « trop de microgestion » et qu’il a incité à plus d’audace. Il a également parlé de l’Afrique, dont le principal problème reste la gouvernance. « Trop de leaders africains restent trop longtemps au pouvoir », a constaté Barack Obama de façon peu diplomatique. Mais il a aussi souligné le potentiel de ce continent alors que « certaines des économies qui ont aujourd’hui la plus forte croissance dans le monde sont en Afrique ».

« Élever la voix pour défendre la démocratie »

La rencontre a duré plus d’une heure durant laquelle il n’a cessé d’inviter ses interlocuteurs à s’engager pour construire un monde où « la croissance économique bénéficie à tous ». Soulignant que les progrès passés sont « fragiles, et peuvent toujours être remis en cause » il a lancé : « Tous ceux qui croient en la démocratie doivent le dire et élever la voix ». Aujourd’hui, Barack Obama se consacre à la fondation qu’il a créée. « Pour le reste de ma carrière, mon but est de faire en sorte que la jeune génération ait envie de s’employer à renforcer les institutions qui permettent à la démocratie de fonctionner », a-t-il dit. Il a délivré un message d’optimisme, sur le modèle du « Yes we can » qui n’a cessé de l’accompagner.

 Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.la-croix.com/Monde/Ameriques/Le-message-Barack-Obama-Francais-2017-12-03-1200896608

Publicités