DEUX AUTRES VIEILLES LUNES
AUXQUELLES IL FAUT TORDRE LE COU.

 

René Occhiminuti

  • L’armée doit participer à l’aménagement du territoire

Cela fut encore dit, il n’y a guère.

Il faut croire que, dans l’esprit de certains représentants du peuple, stagne encore l’idée que les Armées doivent pouvoir tout faire pour remplir leurs missions- intérieures et extérieures y compris jusqu’à la mort parce que les matériels sont obsolètes- mais que pour autant  le budget de la défense peut continuer à être la variable d’ajustement budgétaire.

Il faut dénoncer là l’incroyable légèreté de nos gouvernants.

Alors que les recettes des ventes du patrimoine immobilier des Armées sont prise en compte dans le financement de la Défense, celles-ci doivent le céder à des prix ahurissants voire même pour le l’euro symbolique et pas seulement  à des collectivités locales !

Il semble, d’ailleurs,  qu’il ne reste pas grand-chose encore à vendre : tant mieux,  finalement, que les besoins de la Défense soient clairement exposés.

Il faudra, un jour, que l’on se dise que la Défense est une chose sérieuse et pas seulement une simple ligne budgétaire.

 

  • La solution des problèmes de maintien en condition des matériels est d’avoir des matériels utilisables par les trois armées.

Les armées françaises sont dotées de matériels avec lesquels :

– d’une part, elles ont des problèmes d’entretien soit parce que les matériels sont d’une telle technologie qu’ils nécessitent des heures de maintien en condition ou de pièces plus élevées qu’anticipées.

– d’autre part, elles doivent utiliser des matériels anciens parfois encore  mis à niveau mais sur de petites séries ce qui complique leur entretien et le stock de pièces détachées sans compter la formation des personnels.

D’où l’idée d’avoir des matériels uniques pour les trois armées : on ne peut légitimement se demander si l’idée sous-jacente, en plus des facilité de maintenance et de coûts, n’est pas qu’avec le nombre de matériels en service, on en aura suffisamment en état pour des projections et que la maintenance opérationnelle y gagnera.

Cette idée  ne peut être que bénéfique en termes d’achats des matériels, des pièces détachées, de formation de personnel.

Le risque est cependant d’avoir des matériels « aptes à tout et propre à rien ».

Il apparait que cette orientation domine dans les armées surtout pour les matériels neufs,  et on le comprend parfaitement mais cela ne doit pas être préjudiciable aux besoins réels de chacune des armées et, à l’intérieur de chaque  armée.

Il devient urgent que l’on se préoccupe des besoins spécifiques des missions dévolues à nos armées et cela ne se règle pas au niveau des armées.

Le 15 mai 2017
René Occhiminuti.

 

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