• ACTUALITÉS INTERNATIONALES
  • LES ENJEUX DE LA DÉFENSE FRANÇAISE
  • INDUSTRIE ET ÉCONOMIE
  • GRANDS PROBLÈMES DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ

 

SOMMAIRE 

 

  • ACTUALITÉS INTERNATIONALES  :
  1. Syrie, Iran, Israël : la nouvelle diplomatie américaine de Donald Trump
  2. Renouer avec la Corée du Nord, le défi du nouveau président sud-coréen
  3. Golfe d’Aden : cette très discrète intervention chinoise dans le Golfe d’Aden qui en dit long sur les ambitions de Pékin
  • LES ENJEUX DE LA DÉFENSE FRANÇAISE  :
  1. Aucun hélicoptère militaire français n’affiche un taux de disponibilité supérieur à 50%
  2. Porte-avions : il faut un frère au « Charles de Gaulle »
  3. Le nouveau centre d’application logistique : testé et approuvé !
  • INDUSTRIE ET ÉCONOMIE :
  1. Reconduction de l’accord sur la réduction de la production pétrolière : le bon signal de Riyad et Moscou
  2. Trump enterre la hache de guerre commerciale avec la Chine
  3. La France développe-t-elle une politique du carnet de chèques en Iran ?
  • GRANDS PROBLÈMES DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ :
  1. Risques et réalités des armes biologiques (2/2)
  2. Tunisie : un mois de janvier qui n’en finit pas – un point de vue égyptien
  3. Terrorisme : le Tchad, le Niger et le Mali signent une convention judiciaire

 

 

ACTUALITÉS INTERNATIONALES

 

1 –  Syrie, Iran, Israël : la nouvelle diplomatie américaine de Donald Trump (Figarovox, Pierre Rehov)

Pierre Rehov fait le bilan d’un début de présidence Trump positif en matière de diplomatie.

Pierre Rehov est reporter de guerre, réalisateur de documentaires sur le conflit Israelo-Arabe, et expert en contre-terrorisme.

En France, tout a été écrit sur lui, mais assez rarement son contraire. Dans un pays parfois baigné d’un antiaméricanisme issu du gaullisme et du communisme, religions politiques majeures de l’après-guerre, et exacerbé par les années Bush – que les Français, et autres Européens, considéraient comme un âne doublé d’un menteur va-t-en-guerre – pour avoir connu une sensible accalmie à l’arrivée d’Obama, l’élection de Donald Trump a fait l’effet d’un raz de marée similaire à celui qu’aurait engendré l’élection d’un Jean Marie Le Pen. Pour beaucoup, l’Amérique aurait sombré, ne se redresserait jamais et, tout compte fait, l’image archétypale du cow-boy inculte et violent, nourri aux hamburgers ne pouvait désormais que coller à ce pays trop puissant, ultracapitaliste et pétri d’injustices et d’inégalités.

Force est de constater qu’après 8 ans du management mou et partisan de Barak Obama, la puissante Amérique est de retour sur le devant de la scène.

Mais au-delà de la détestation systématique et savamment orchestrée qu’engendre le nouveau président américain, force est de constater qu’après 8 ans du management mou et partisan de Barak Obama (l’on se souviendra de son hallucinant discours du Caire, et de ses courbettes d’allégeance devant le roi d’Arabie Saoudite, mais surtout de sa passivité face aux atrocités commises par le dictateur Assad et ses souteneurs iraniens) la puissante Amérique est de retour sur le devant de la scène. Elle n’est déjà plus le simple observateur paralysé d’une montée de la violence qui par certains aspects ferait penser aux scènes terrifiantes de World War Z, film dans lequel les zombies se multipliaient sans que personne ne sache les contenir et encore moins les contrer. Pour rester dans l’analogie cinématographique, depuis l’élection de Trump, il semble bien que le sheriff soit de retour dans la ville. D’où son exécration au cœur d’une culture qui, contrairement aux USA, n’aime mettre en scène les policiers que s’ils sont corrompus, abusifs de leur pouvoir, ou totalement idiots. De fait, dès son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump a su retrousser les manches pour tenter de trouver des solutions aux menaces de plus en plus nombreuses pour la paix mondiale, selon un principe sain, hérité de Platon, et apprécié de Churchill: si vis pacem para bellum.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2017/05/05/31002-20170505ARTFIG00303-syrie-iran-chine-israel-la-nouvelle-diplomatie-americaine-de-donald-trump.php


2 –
 Renouer avec la Corée du Nord, le défi du nouveau président sud-coréen (La Tribune, Anaïs Chérif)

Ancien avocat des droits de l’Homme, Moon Jae-in a été élu président de la Corée du Sud mardi avec 41,1% des suffrages. Cheville ouvrière du rapprochement entre Séoul et Pyongyang dans les années 2000, il veut de nouveau s’atteler à l’apaisement des tensions entre les deux pays. Une page se tourne. La victoire du démocrate Moon Jae-in à l’élection présidentielle sud-coréenne ouvre une période d’alternance… et signe l’occasion de relancer les négociations avec la Corée du Nord, après une campagne sous haute tension dans la péninsule. Issu du parti Minjoo (centre-gauche), cet ancien avocat des droits de l’Homme a remporté l’élection présidentielle mardi avec 41,1% des suffrages. Le taux de participation s’est élevé à 77,2%, du jamais vu depuis 20 ans. À 64 ans, Moon Jae-in arrache ainsi la Maison Bleue – l’équivalent de l’Elysée – aux conservateurs, au pouvoir depuis près de dix ans. Parmi ses priorités, le nouveau président souhaite s’attaquer au dossier brûlant de la Corée du Nord. Objectif : apaiser les tensions dans la péninsule. Une priorité affichée tout au long de sa campagne, et rappelée ce mercredi lors de son discours d’investiture. « S’il le faut, je m’envolerai directement pour Washington. J’irai à Pékin et à Tokyo et, si les conditions sont réunies, à Pyongyang aussi », rapporte Reuters. Le président fraîchement élu en a fait une affaire personnelle, alors que ses parents ont fui le régime communiste nord-coréen pour s’établir au sud avant sa naissance. « Lorsqu’adviendra une réunification pacifique, la première chose que je veux faire est d’emmener ma mère de 90 ans dans sa ville natale », a-t-il écrit dans un livre publié en janvier.

Ressusciter la « politique du rayon de soleil »

Pour œuvrer au rapprochement des deux pays, Moon Jae-in s’entoure de Lee Nak-yon, au poste de Premier ministre, et de Suh Hoon, à la Direction des services du renseignement. Comme lui, ils ont activement participé à la « politique du rayon de soleil », à la fin des années 90. Cette démarche consistait au dialogue, à l’envoi d’aide humanitaire et de projets économiques communs. Elle a abouti à une période de détente avec la Corée du Nord, avec les rencontres en 2000 et 2007 entre les deux dirigeants de l’époque.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
http://www.latribune.fr/economie/international/renouer-avec-la-coree-du-nord-le-defi-du-nouveau-president-sud-coreen-709702.html

 

 

3 –  Golfe d’Aden : cette très discrète intervention chinoise dans le Golfe d’Aden qui en dit long sur les ambitions de Pékin (Atlantico, Jean-Vincent Brisset)

La Marine Chinoise est intervenue au mois de mars dernier pour libérer un cargo panaméen qui a subi une attaque de pirates somaliens. N’est il pas tout à fait inhabituel de voir la Chine intervenir militairement aussi loin de son territoire ? Plus largement, faut il voir une volonté chinoise d’aller au delà de simples investissements économiques dans cette région ?

On avait déjà eu connaissance d’actions violentes -mais discrètes- de la part d’agents chinois en dehors de leur territoire national, mais il s’agissait d’opérations de services « secrets » destinées à récupérer des dissidents ou des « criminels » en fuite. L’évolution des déploiements de moyens militaires hors du territoire national -ou de ce qui est considéré comme tel par Pékin- est beaucoup plus récente. Les Chinois se sont longtemps contentés de mettre à la disposition des Nations Unies des observateurs ou des troupes non combattantes. La participation de la Chine à la lutte contre la piraterie dans le Golfe d’Aden a été annoncée le 18 décembre 2008 et s’est concrétisée moins de trois semaines plus tard par l’arrivée de deux bâtiments (Frégate Xuzhou de 4000 tonnes) de combat et d’un bâtiment de soutien. La mission affichée était la protection des intérêts chinois. Elle était aussi destinée à contribuer à l’image de grande puissance responsable que veut donner la Chine. Elle permettait enfin à l’Armée Populaire de découvrir les déploiements navals de longue durée. En marge de cette opération dans le golfe d’Aden, la première opération « lourde » loin de l’Empire a permis d’évacuer, en 2011, 36.000 ressortissants chinois travaillant en Libye. Elle mettait principalement en œuvre des ferries grecs affrétés, mais aussi des moyens militaires. On a ainsi vu, ce qui était une première, un des bâtiments de la force anti piraterie entrer en Méditerranée pour la circonstance et des avions de transport militaires chinois se poser en Libye. En Mars 2015, la Chine a aussi procédé, en parallèle avec la Marine Indienne, à des évacuations de ressortissants au Yemen


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http://www.atlantico.fr/decryptage/golfe-aden-cette-tres-discrete-intervention-chinoise-dans-golfe-aden-qui-en-dit-long-ambitions-pekin-jean-vincent-brisset-chine-3023854.html

 

 

LES ENJEUX DE LA DÉFENSE FRANÇAISE

 

1 –  Aucun hélicoptère militaire français n’affiche un taux de disponibilité supérieur à 50% (Zone militaire, Laurent Lagneau)

Lors des débats budgétaires de l’automne dernier, il a été beaucoup question de la disponibilité des hélicoptères de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) et de la Marine nationale. À juste titre. Lors de son audition devant les députés de la commission de la Défense nationale, le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre, avait précisé que seulement 100 hélicoptères de l’ALAT étaient en mesure de décoller « au quotidien » pour un contrat opérationnel de 149 machines. Et d’ajouter : « Je ne peux me satisfaire de cette situation. » Dans un rapport publié à la même époque, le député François Lamy s’était alarmé du fait que cette trop faible disponibilité des hélicoptères de l’ALAT induisait une « perte sèche de potentiel opérationnel. » De son côté, son collègue Gwendal Rouillard avait attiré l’attention sur les appareils mis en oeuvre par la Marine nationale, en particulier sur le NH-90 Caïman NFH. Sur les 17 exemplaires en service, 10 étaient immobilisés pour des opérations de maintenance. Mais, responsables politiques et militaires pointaient les problèmes de disponibilité des hélicoptères, on ne disposait pas, à l’époque, des chiffres permettant d’avoir une idée précise de la situation. C’est désormais chose faite, grâce au député François Cornut-Gentille, qui les a demandés au ministère de la Défense. Et, effectivement, le tableau n’est pas mirobolant : pour l’année 2016 ; aucun hélicoptère n’a affiché un taux de disponibilité supérieur, ou au moins égal, à 50%. Certains s’en approchent, comme les Dauphin, Panther (49,60%) et Gazelle (45,10%), d’autres en sont très loin. Pour rappel, un appareil est dit « disponible » s’il est « apte à moins de 6 heures, au moins une mission correspondant à celles indiquées dans sa fiche de caractéristique militaire, sur tous sites d’emploi ». Les chiffres donnés par le ministère de la Défense sont des moyennes. En théorie, les matériels utilisés en opération extérieure sont pratiquement tout le temps « disponibles ». Par rapport à 2015, la disponibilité de quelques types d’hélicoptères progresse. C’est le cas pour les Tigre (25,60% contre 21,4%), des Gazelle (45,10% contre 42,10%, avec cependant 14 machines retirées de l’inventaire), des Lynx (26,70% contre 17,50%) et des NH-90 NFH Caïman (38,40% contre 32%).

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
http://www.opex360.com/2017/05/12/aucun-helicoptere-militaire-francais-naffiche-un-taux-de-disponibilie-superieur-50/

 

2 –  Porte-avions : il faut un frère au « Charles de Gaulle » (Les Echos, Bruno Alomar et Cédric Perrin)

Bruno Alomar et Cédric Perrin sont respectivement économiste et sénateur Les Républicains*

LE CERCLE/POINT DE VUE 

Il est impératif que la France se dote d’un deuxième porte-avions, avec un contrat opérationnel du même type que le « Charles-de-Gaulle ». Avec l’entrée en révision du « Charles-de-Gaulle » en janvier dernier, la France ne dispose plus de porte-avions pour 18 mois.  Une telle situation intervient alors que, au cours des trois derniers mandats présidentiels, la France a estimé pouvoir surseoir à la question du deuxième porte-avions. C’est dans ce contexte que le ministre de la Défense s’est publiquement interrogé sur la nécessité, pour la France, de construire un frère au « Charles-de-Gaulle ». Disons-le tout net : la nécessité ou non pour la France de se doter d’un deuxième porte-avions mérite un débat au fond, qui ne cède ni à la petite cuisine politique ni à la facilité des postures guerrières. Ce débat, qui porte sur un choix de temps long, doit laisser aux contingences financières la place qui est la leur : prendre en compte les difficultés de nos finances publiques, sans omettre que la principale manière de les résoudre est d’orienter la dépense publique vers des investissements de long terme. Enfin, il doit être mené en se souvenant que c’est de la stratégie que doivent découler les capacités militaires et que, à l’inverse, un outil militaire, fût-il d’excellence, n’a jamais fait une stratégie. Puissant message politique Dans ce contexte, il nous paraît que la France doit se doter d’un deuxième porte-avions, non pas de substitution mais avec un contrat opérationnel du même type que le « Charles-de-Gaulle », pour trois raisons. Premièrement, l’état du monde, durablement dangereux. Ce monde n’est plus celui au sein duquel la France pouvait se permettre de « choisir » ses engagements au sein de coalitions protéiformes. L’intervention au Mali l’a montré : il est indispensable pour la France de pouvoir agir seule, sans délai, lorsque la situation l’impose. Dans un tel contexte, le porte-avions offre à notre pays une capacité de réaction unique.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/0212017217162-porte-avions-il-faut-un-frere-au-charles-de-gaulle-2082771.php

3 – Le nouveau centre d’application logistique : testé et approuvé ! (Défense, armée de terre)

Début avril, le 515e régiment du train (515e RT) a été la première unité à ouvrir le bal d’un cycle de préparation opérationnelle interarmes (POIA) en utilisant le nouvel outil du Commandement de la logistique des forces (COM LOG) : le centre d’application logistique (CAL). Conçu comme une véritable plateforme multifonctions non permanente, ce centre vise à permettre aux sous-groupements logistiques (SGL) de s’entraîner dans un environnement interarmes. Une véritable aubaine en vue de leurs futures projections. Rassemblé au CAL, sur le camp de Mourmelon, un escadron de transport du 515 bientôt projeté dans la bande sahélo-saharienne (BSS) comportant des éléments d’escorte, de déminage du 13e régiment du génie (13e RG) et sanitaires du Régiment médical (RMED) s’est donné rendez-vous pour une semaine intense de préparation opérationnelle. Au cours de six convois, dont deux de 24 heures, toutes les composantes du sous-groupement logistique (SGL) ont pu pour la première fois travailler ensemble les procédures qu’ils devront maîtriser dans le cadre de leur future projection en Afrique. Enchaînant les incidents tactiques et les manœuvres logistiques, l’ensemble des participants a ainsi pris de l’avance sur le cycle de mise en condition finale (MCF) qui les attend. Pour le capitaine Amaury, à la tête de cet escadron : « L’entraînement au format SGL au CAL est très positif ; c’est une vraie préparation opérationnelle interarmes qui nous permet de sortir la tête de SENTINELLE et de retrouver l’ambiance des camps nationaux ». L’occasion également pour lui de passer le relais à son adjointe, le capitaine Nelly, qui commandera l’escadron de transport en BSS. Pour elle, le CAL est une véritable chance : « Le SGL est un format précieux d’entrainement avant le début de la MCF. C’est une chance pour moi de travailler si tôt avec des éléments d’autres régiments qui seront sous mes ordres en opération. »

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
http://www.defense.gouv.fr/terre/actu-terre/le-nouveau-centre-d-application-logistique-teste-et-approuve

 

INDUSTRIE ET ÉCONOMIE 

 

1 –  Reconduction de l’accord sur la réduction de la production pétrolière : le bon signal de Riyad et Moscou (El Watan, Thor Hadjam)

A quelques semaines de la réunion décisive de l’Opep, prévue fin mai, deux sorties médiatiques simultanées des ministres saoudien et russe ravivent l’espoir d’un nouvel accord bénéfique pour le marché.

La perspective d’une reconduction de l’accord de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) se profile dans le sillage de la détermination affichée par les deux plus grands producteurs mondiaux de pétrole, la Russie et l’Arabie Saoudite, qui ont évoqué son extension jusqu’à fin 2017. A quelques semaines de la réunion décisive de l’OPEP, prévue fin mai, et alors que les prix du pétrole restent sous pression, peinant à reprendre une courbe ascendante, après avoir connu, la semaine dernière, leurs plus bas niveaux depuis cinq mois, deux sorties médiatiques simultanées des ministres saoudien et russe ravivent l’espoir d’un nouvel accord bénéfique pour le marché. Ainsi, alors que le ministre saoudien de l’Energie, Khaled Al Faleh, a affirmé à Kuala Lumpur qu’il était «plutôt confiant que l’accord sera prolongé sur la deuxième moitié de l’année et probablement au-delà», selon l’agence d’information financière Bloomberg. Un soutien ferme à la démarche saoudienne a été exprimé en Russie, le plus gros producteur hors OPEP s’est ainsi dit «solidaire» des efforts de ses partenaires au sein de l’Organisation ayant entrepris de réduire leurs quotas pour assurer un rééquilibrage du marché. Le ministre russe de l’Energie estime que «l’initiative commune pour stabiliser le marché mondial est actuellement effective». Cité par des agences d’information, Alexandre Novak  a notamment déclaré : «Nous sommes en train d’examiner plusieurs variantes et nous estimons qu’une extension pour une plus longue période de l’accord contribuera à assurer plus rapidement un retour des marchés à des conditions meilleures.» Le ministre saoudien avait souligné, pour sa part, que «les producteurs de pétrole associés à cet accord sont déterminés à faire tout ce qu’il faut pour réaliser l’objectif de ramener le niveau des stocks à leur niveau moyen des cinq dernières années». Les pays membres de l’OPEP avaient convenu, en novembre 2016, de réduire leur production de 1,2 million de barils par jour, sur une période de six mois à compter de janvier 2017. Un accord qui avait été immédiatement soutenu par de nombreux pays producteurs non membres de l’Organisation, Russie en tête.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
http://www.elwatan.com/une/le-bon-signal-de-riyad-et-moscou-09-05-2017-344796_108.php

 

2 – Trump enterre la hache de guerre commerciale avec la Chine (Le Point, AFP)

En signant un accord commercial sur la viande, le gaz et les services financiers avec Pékin, le président Trump confirme qu’il ne voit plus la Chine comme un ennemi.

Donald Trump avait fait de la Chine un épouvantail de sa campagne électorale. Mais quatre mois après son arrivée au pouvoir, son administration a annoncé un accord avec Pékin, qui va acheter du bœuf et du gaz aux États-Unis, dans l’espoir de réduire un déficit commercial abyssal. Alors qu’il menaçait de droits de douane prohibitifs une Chine accusée de pratiques commerciales déloyales et de manipulation de devise, le président américain a nettement modéré son propos depuis son installation à la Maison-Blanche. Après avoir reçu son homologue chinois Xi Jinping début avril en Floride, Donald Trump prône désormais un rapprochement tous azimuts avec Pékin, dont il cherche l’appui dans l’épineux dossier nord-coréen. Le président Trump avait promis lors du sommet un « plan d’action de 100 jours » pour renforcer la coopération sino-américaine : l’accord annoncé vendredi en signe les « premiers résultats », selon un communiqué commun. « Le fait que nous pouvons accomplir de tels progrès en aussi peu de temps montre que nous pouvons viser une coopération encore accrue pour notre bénéfice mutuel », s’est félicité Geng Shuang, porte-parole de la diplomatie chinoise. À Washington, le ton était triomphal : « C’est une performance herculéenne. C’est davantage que tout ce qui a été fait dans l’histoire des relations commerciales sino-américaines », s’est exclamé le secrétaire au Commerce Wilbur Ross, cité par l’agence Bloomberg. À l’en croire, cet accord – qui couvre l’agriculture, l’énergie et les services financiers – permettra de réduire le déficit colossal des États-Unis avec le géant asiatique (347 milliards de dollars l’an dernier).

La Chine affamée de viande

Selon le texte, la Chine autorisera d’ici à mi-juillet au plus tard les importations de bœuf américain. Certes, Pékin avait déjà annoncé en septembre une levée partielle de son embargo vieux de treize ans sur la viande bovine des États-Unis (adopté en 2003 après les premiers cas d’ESB) ; mais la reprise des ventes était suspendue à une négociation entre les deux pays. Le spectre de la « vache folle » paraît désormais loin, et la Chine, où l’essor de la classe moyenne bouleverse le régime alimentaire traditionnel, est affamée de viande, avec des importations de bœuf en hausse de 22 % l’an dernier.

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http://www.lepoint.fr/monde/trump-enterre-la-hache-de-guerre-commerciale-avec-la-chine-12-05-2017-2126847_24.php

 

3 – La France développe-t-elle une politique du carnet de chèques en Iran ? (Iris, interview de Thierry Coville)

IDEE : Comment ont évolué les relations économiques entre la France et l’Iran depuis la Révolution de 1979 ?

TC : Elles ont connu des hauts et des bas. De quasi nulles pendant la guerre Iran/Irak (ndlr : 1980-1988), elles ont actuellement repris de la vigueur depuis la signature des accords sur le nucléaire de 2015[1]. Dans l’intervalle, on a assisté à un premier retour des entreprises françaises à la fin des années 80. À tel point qu’au milieu des années 2000, l’Iran était devenu le 1er marché de la France au Moyen Orient. Une société comme Peugeot pouvait alors y exporter près de 450 000 véhicules par an. Les sanctions très dures mises en œuvre par l’Union européenne en 2011 et 2012 ont donné un brutal coup d’arrêt à ces échanges[2]. Aujourd’hui, les exportations vers l’Iran ne représentent qu’une faible part de notre commerce extérieur. Les importations de pétrole iranien vers l’hexagone ont néanmoins beaucoup augmenté depuis début 2016, date de la levée officielle des sanctions prévue par l’accord sur le nucléaire de Vienne[3] Par ailleurs, la France n’est pas encore redevenue un des premiers exportateurs sur le marché iranien. Parmi les 10 premiers pays exportant sur ce marché, on trouve la Chine, la Corée du Sud, l’Inde ou la Turquie. Pas la France.

IDEE : Sur quels marchés se concentrent les entreprises françaises ?

TC : De nombreuses entreprises veulent travailler avec l’Iran[4]. Le potentiel est particulièrement fort dans les secteurs des infrastructures, de l’automobile et de l’énergie. D’où les fortes ambitions de Renault et Total[5] par exemple. Avec une économie iranienne dominée par l’État, la conclusion de nombreux contrats implique de longues négociations avec les pouvoirs publics iraniens. Cela prend donc du temps mais on peut s’attendre à des annonces de contrats dans les prochains mois.

IDEE : Quelles conséquences vont avoir les investissements étrangers en Iran ?

 

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http://www.iris-france.org/93336-la-france-developpe-t-elle-une-politique-du-carnet-de-cheques-en-iran/

 

GRANDS PROBLÈMES DE DÉFENSE 

ET DE SÉCURITÉ

1 – Risques et réalités des armes biologiques (2/2) (Les Yeux du Monde, Sophie Guillermin-Golet)Dans le précédent article, nous vous avons présenté l’histoire des armes biologiques ainsi que la législation encadrant leur usage. Cette semaine, Les Yeux du Monde s’intéresse plus précisément aux risques liés à une utilisation par un État, mais aussi par un groupe terroriste.

Est-ce qu’un État pourrait utiliser une arme biologique dans le cadre d’une guerre ?

Comme il a été mentionné dans l’article précédent, la Convention sur l’interdiction des armes biologiques (CABT) bannit l’utilisation, et la production, de ces armes. Toutefois, des écueils fragilisent le texte, notamment l’absence d’organisation dédiée uniquement au contrôle des États signataires. Malgré cela leur utilisation pouvant engendrer un risque de sanction internationale, les États sont récalcitrants à les utiliser volontairement. Néanmoins, il est facile de dissimuler une production militaire, par une production civile. Il est également difficile d’estimer l’impact des avancées technologiques. La transgenèse pourrait notamment « améliorer » les agents biologiques, et les rendre encore plus virulents. Ces éléments font qu’il est compliqué de réaliser une évaluation précise des possibilités de production, et donc de prolifération, par un État. Cependant, de nombreux doutes au sujet de l’efficacité des armes biologiques font d’elles un recours peu fiable. Même si elles sont moins coûteuses que les armes conventionnelles, chimiques ou nucléaires, leurs effets trop incertains. De plus, la production reste difficile. Stabiliser un agent, et le préserver jusqu’à ce qu’il puisse être utilisé est délicat. La plupart des agents biologiques sont des organismes vivants, habitués à un certain environnement, donc la moindre perturbation peut les fragiliser, voire les neutraliser complètement (trop fort taux d’humidité, luminosité, pollution…). La livraison d’un agent biologique est aussi un point critique. Il existe trois moyens de dispersion pour les armes biologiques :

  • Munitions explosives ;
  • Munitions de pulvérisation;
  • Munitions de dispersion ;

Les munitions explosives ne sont pas efficaces car le souffle de l’explosion peut détruire l’agent biologique. Quant aux deux autres, bien que plus sûres, elles sont plus difficiles à mettre au point.

Existe-t-il un réel risque de bioterrorisme ?

Dans la culture populaire, le scénario du bioterrorisme rencontre toujours un franc succès. En réalité, de telles situations sont difficiles à obtenir. Par le passé, des groupes terroristes ont bien essayé de maîtriser les armes biologiques. En avril 1990, le groupe japonais Aum Shinrikyo a essayé d’organiser une attaque de grande envergure en répandant des toxines botuliques. L’opération s’est soldée par un échec. Après les attentats du 11 septembre, des enveloppes contenant des bacilles du charbon (Bacillus anthracis), ont été envoyés à différents médias américains et deux sénateurs.

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http://les-yeux-du-monde.fr/ressources/29388-risques-et-realites-des-armes-biologiques-22

2 – Tunisie :  un mois de janvier qui n’en finit pas – un point de vue égyptien (Orient XXI, Karem Yehia)

La contestation sociale en Tunisie se poursuit sans discontinuer, à tel point que les responsables parlent d’un mois de janvier qui n’en finit pas, en référence aux différents mouvements qui ont marqué depuis des décennies l’histoire de ce pays. En poste à Tunis, un journaliste égyptien tente d’en analyser les perspectives et dresse un parallèle avec ce qui se passe dans son pays.

Début janvier 2017, Le Maghreb, l’un des quotidiens tunisiens les plus sérieux, a publié un éditorial portant ce titre, déconcertant de prime abord : « Janvier » (par Ziad Krichen, une du 5 janvier 2017). Il faut dire que le mois de janvier fait peur : il évoque, outre la révolution du 14 janvier 2011, les émeutes du 26 janvier 1978 puis « les émeutes du pain » du 1er janvier 1984 qui avaient duré plusieurs jours. Non seulement aux gouvernements qui se sont succédé en Tunisie, avant et après la révolution, mais également à de larges pans des élites libérales et non libérales. Depuis la montée de la contestation sociale au début de l’année, la question qui hante les esprits est : mais quand donc ce mois de janvier prendra-t-il fin ? La suite des événements montre bien qu’il est loin d’être terminé. À Meknassi (gouvernorat de Sidi Bouzid), Ben Guerdane et Gafsa, les mouvements de protestation ont en effet pris une ampleur inédite qui va jusqu’à la désobéissance civile, brisant le black-out médiatique dans la capitale pour s’imposer dans les journaux — qui ne sont pas de gauche dans leur majorité — et sur les chaînes de télévision appartenant aux hommes d’affaires. En ce 1er mai, la contestation a gagné les villes et petites localités des différents gouvernorats, depuis Tataouine dans l’extrême sud jusqu’au Kef tout à fait au nord, en passant par Kairouan au centre. Ces dernières manifestations ont eu lieu alors qu’une mission du Fonds monétaire  international (FMI) venait d’effectuer à Tunis une visite qui s’est soldée par une dévaluation sensible de la devise nationale, même si l’on est loin de l’effondrement dramatique provoqué par l’annonce, le 4 novembre 2016, de la flexibilité de la livre égyptienne. Voilà qui montre assez que ce redoutable janvier n’en finit pas, même si le mois proprement dit est déjà loin derrière nous

.Parallèle avec l’Égypte

 

En Tunisie comme en Égypte, l’absence de réponse aux revendications sociales des révolutions qui ont éclaté il y a déjà plus de 6 ans (17 décembre 2010-14 janvier 2011 et 25 janvier 2011) a sans surprise conduit à une montée de la tension. Dans les deux pays, les gouvernements qui se sont succédé n’ont pas réussi à régler le problème du chômage, et celui-ci n’a fait que s’aggraver1, tout comme les disparités de classes et de régions. Aucun plan de développement n’est venu changer les politiques néolibérales suivies depuis des décennies. Ironiquement, la Tunisie et l’Égypte détournent de son sens premier le proverbe arabe qui recommande de « traiter le mal par le mal ». Elles ont de nouveau recours aux emprunts du FMI, aggravant ainsi la situation des pauvres et de la classe moyenne.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
http://orientxxi.info/magazine/tunisie-interminable-janvier,1847

3 – Terrorisme : le Tchad, le Niger et le Mali signent une convention judiciaire (RFI)

Face aux menaces terroristes, le Mali, le Niger et le Tchad ont décidé de s’unir en signant une convention judiciaire à Niamey, ce jeudi 11 mai. Elle vise notamment à renforcer la sécurité et le contrôle aux frontières. Ce sont les trois ministres de la Justice du Niger, du Mali et du Tchad qui ont signé cette convention de coopération judiciaire. Des « accords historiques », disent-ils, au moment où ces mêmes pays sont menacés par le terrorisme transfrontalier. « Il a fallu attendre le développement du terrorisme dans le Sahel pour qu’avec l’aide de nos partenaires, on puisse mettre en place ce mécanisme juridique », explique le professeur Ahmat Mahamat Hassan, ministre tchadien de la Justice.

Les frontières entre ces trois pays n’existent plus en matière judiciaire. « L’entraide sera totale », assure le ministre nigérien de la Justice, Marou Amadou. « Si nous pouvons faire l’extradition d’un détenu là où on peut mieux le juger, là où on a plus d’information, c’est déjà bien, s’il y a des avis de condamnation, on sait qui séjourne dans quel pays, les échanges de casiers judiciaires. » Les experts des trois pays ont mis deux ans pour aboutir à ces résultats.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
http://www.rfi.fr/afrique/20170511-terrorisme-tchad-niger-mali-signent-convention-judiciaire

 

 

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